Tables rondes
RENCONTRE RIZOMA FILMS (ARGENTINE) ET BORD CADRE FILMS (SUISSE)
Lun 2 février, 18h30 Tierra Incognita

En présence de:
Invités d'Argentine: Hernán Musaluppi et Natacha Cervi (producteurs de Rizoma Films), Pablo Agüero, (Salamandra), Manolo Nieto, (La Perrera) (sous réserve)
Invités suisses: Laurent Nègre (réalisateur et producteur), Dan Wechsler (producteur Bord Cadre films).
Table ronde modérée par Diego Induni (réalisateur et producteur d'origine argentine, travaillant en Suisse)
A l’occasion de la programmation consacrée à Rizoma films, les réalisateurs et producteurs de cette structure dynamique, dont quelques films ont déjà fait l'objet d'une distribution internationale, sont invités à partager leurs expériences avec des réalisateurs et producteurs du cinéma d’auteur suisse: l' Argentine et la Suisse ont une réalité économique extrêmement différente. Pourtant, les problèmes de production et de diffusion des films auxquels doivent faire face les jeunes auteurs de cinéma sont sensiblement les mêmes.
La table ronde sera suivie d'une dégustation de vins argentins.
MIROIR, O MON MIROIR
Mer 4 février, 18h30 Fonction:Cinéma

Le renouveau du cinéma-vérité aux Philippines
Table ronde animée par Bastian Meiresonne, consultant cinéma asiatique.
En présence de: Auraeus Solito (The Blossoming of Maximo Oliveiros ), Francis Xavier Pasion (Jay), Jim Libiran (Tribu). Invités sous réserve.
L'industrie cinématographique philippine n'a cessé de décroître depuis son âge d'or des années 70. La crise économique, une pauvreté accrue et l'invasion des productions américaines ont contribué à son fléchissement, réduisant sa production de 200 à une cinquantaine de films par an.
De ces cendres (re)naissent aujourd'hui une nouvelle vigueur, et un courant. Des réalisateurs en herbe profitent des progrès de la vidéo numérique pour rendre compte de la réalité de leur pays. Caméra DV au poing, ils arpentent les ruelles sombres et étroites des quartiers pauvres de Manille. En héritiers de Lamberto V. Avellana et Lino Brocka, les pères fondateurs du "cinéma vérité philippin", ils tentent de coller au plus près d'un quotidien très dur, sans pour autant faire l'impasse sur la poésie et l'humour.
La table ronde, réunissant quelques-uns des meilleurs représentants de l'actuel renouveau, se penchera sur le lien entre passé et présent de la cinématographie philippine.
L'EROTISME DANS LE CINEMA JAPONAIS DES ANNEES 70
Jeu 5 février, 18h30 Fonction:Cinéma

Conférence de Agnès Giard (journaliste spécialisée dans les contre-cultures, auteure de livres sur la culture et l’imaginaire érotique au Japon) et Fabrice Arduini (programmateur cinéma de la Maison de la culture du Japon à Paris).
Pourquoi a-t-on l'impression qu'il règne au Japon une plus grande liberté de moeurs?
Quelles sont les origines de cette représentation inhabituelle aux yeux des Occidentaux? Le mythe de la création du monde au Japon (deux dieux - un mâle et une femelle - inaugurent les réjouissances par un passage à l'acte désinhibé) explique peut-être pourquoi les Japonais accordent tellement d'importance aux gestes du plaisir.
Comment ces gestes sont-ils représentés sur le grand écran?
Emotion perceptible sur les visages et les peaux, jeux extrêmes de la soumission et la reddition, joie de vivre et tendances suicidaires pour exprimer les passions, tabous de la nudité mais sado-masochisme exacerbé... Les facettes des "romans pornos" - films érotiques romanesques - sont révélateurs d'un autre visage du Japon, plus immédiat et charnel.
Dans les années 70, mis en danger par l'arrivée de la télévision, les grands studios vont exploiter jusqu'à la trame le filon des films de genre. Age d'or du cinéma érotique, ces films vont connaître un immense succès public.
Cette période révélera de vrais auteurs tout en permettant à de jeunes cinéastes de tourner leurs premiers long-métrages.
